À propos

Qui nous sommes

La Société d’histoire féministe (SHF) est un projet de la Women’s Education and Research Foundation of Ontario (WERF), un organisme de bienfaisance enregistré.* Le conseil d’administration bénévole de la SHF est composé de Beth Atcheson, Constance Backhouse, Lorraine Greaves, Diana Majury et Beth Symes.

En février 2008, des militantes féministes issues de diverses régions du Canada se sont rassemblées dans la Salle du Sénat de l’Université d’Ottawa pour explorer divers moyens de décrire, documenter, préserver et célébrer les œuvres et le caractère d’une époque: les cinquante dernières années du mouvement des femmes au Canada depuis la fondation de l’organisation La Voix des femmes (aujourd’hui, La Voix des femmes canadiennes pour la paix). Nous nous sommes notamment inspirées pour ce projet des six volumes relatant l’histoire du mouvement suffragiste américain, rédigés par ses participantes et publiés dans une magnifique édition cartonnée.

Par cette froide journée de février, notre passion pour l’analyse, le rire et la réflexion a réchauffé les participantes à ce groupe de travail qui comprenait Marguerite Andersen, Beth Atcheson, Constance Backhouse, Monique Bégin, Mary Breen, Susan G. Cole, Margaret Conrad, Shelagh Day, Francine Descarries, Magrit Eichler, Lorraine Greaves, Sylvia D. Hamilton, Danielle Juteau, Linda Kealey, Michele Landsberg, Meg Luxton, Diana Majury, Nancy Ruth et Judy Steed.

 

Attendees at Symposium 2008

Participantes au symposium 2008 à Ottawa

Nous avons unanimement reconnu l’importance de créer un legs imprimé convaincant et exhaustif, non pas une «histoire officielle» mais une collection ouverte à toutes les voix, inclusive et intègre. Nous étions naturellement préoccupées par le nombre d’éléments à prendre en compte pour que notre collection reflète fidèlement tout ce que nous sommes et tout ce que nous avons accompli. Francine, Sylvia, Constance et Beth ont accepté la responsabilité des premières étapes, bientôt rejointes par Tracey Lindberg.

Nous avons publicisé notre projet et aussitôt lancé un appel large à participation, diffusant notre message sur la liste Internet PAR-L et auprès de toutes les organisations et personnes que nous connaissions. Le projet s’intitulait «Capturing Our History: Feminisms in Canada and Québec 1960 -2010 / Retracer notre histoire: le mouvement féministe au Canada et au Québec de 1960 à 2010».

Après avoir convenu lors de notre première rencontre de matérialiser notre projet sous forme d’organisme de bienfaisance, la WERF a créé la Société d’histoire féministe / Feminist History Society.

Nous tenons à remercier la Fondation Trudeau et la Nancy’s Very Own Foundation, qui ont défrayé les coûts de notre rencontre de travail de 2008. Nous remercions également du fond du cœur deux militantes et philanthropes féministes, Shirley Greenberg et Nancy Ruth, pour leurs dons substantiels qui ont couvert les frais de démarrage de la SHF. La confiance de nos premières donatrices individuelles nous a donné l’élan nécessaire pour mener notre projet à terme.

Mission

La société d’histoire féministe s’est donné pour mandat la publication d’une collection d’envergure visant à illustrer et documenter l’activité féministe au Canada et au Québec entre 1960 et 2010.

Par souci de diversité, nous encourageons toutes les personnes et organisations ayant participé au mouvement à nous envoyer des manuscrits. Cette diversité de plumes pourra exploiter une foule de genres, qu’il s’agisse de biographies, d’autobiographies, d’ouvrages à un ou plusieurs thèmes, d’anthologies, de récits en images, de pièces ou de romans.

La réussite de la Société d’histoire féministe et de son projet d’édition doit reposer sur ses membres. La plupart des livres que nous espérons publier risquent peu d’intéresser une maison d’édition commerciale à but lucratif. En possédant notre propre plateforme de publication, nous pourrons éditer des livres nous-mêmes, ou copublier des ouvrages d’intérêt plus général avec d’autres éditeurs. Les frais d’adhésion à la SHF constitueront un modeste fonds qui nous aidera à contacter des auteures et nos membres, à défrayer nos publications et à organiser des événements informels où nous aurons le plaisir de nous rassembler pour célébrer notre communauté et nos efforts.

Les membres de la SHF recevront chaque année un livre relié; leurs jaquettes harmonisées situeront chaque ouvrage au sein de la collection.

Pourquoi les années 1960 à 2010?

Il est certain que le féminisme date d’avant les années 1960 et se poursuivra bien au-delà de 2010. Mais la documentation d’une époque doit commencer et se terminer quelque part.

Nous avons choisi 1960 comme année de départ parce que cette décennie a donné lieu à une poussée sans précédent d’activisme caractérisée comme la «deuxième vague» du féminisme (après la «première vague» de la fin du 19e et du début du 20e siècle). Les années 1960 ont été celles de la fondation du groupe La Voix des femmes, de la mise sur pied de la Commission royale d’enquête sur la condition de la femme au Canada et de l’apparition de groupes de « libération des femmes » partout au pays.

Nous n’avons pas choisi 2010 comme date finale parce que nous croyons que l’activisme de la «deuxième vague» prend fin à ce moment, mais parce que cette 50e année de l’histoire collective de notre mouvement nous a semblé un moment opportun pour une «pause» naturelle dans notre projet de documentation. Le décès en 2007 d’une des plus célèbres militantes féministes, Doris Anderson, nous a rappelé l’urgence de rédiger la chronique de ce mouvement social important et transformateur avant que d’autres femmes ayant joué un rôle central dans cette histoire ne décèdent ou n’oublient les hauts faits de cette époque.

De quoi parleront nos livres?

La diversité du féminisme sera au coeur de notre projet, y compris ses complexités en matière de genre, origine ethnique, classe, géographie, culture, (in)capacité, langue, identité sexuelle et âge.

Nous prévoyons publier plus de 20 livres entre 2010 et 2030. Nous espérons notamment couvrir les sujets suivants:

  • l’histoire des organisations féministes (aux paliers local, régional et pancanadien, et en termes de services directs, d’actualité, etc.),
  • autobiographies/mémoires/biographies de personnes ayant participé au mouvement,
  • féminisme en politique et dans la fonction publique,
  • féministes en affaires et dans les professions, les lieux de travail et les syndicats,
  • féminisme dans les arts et les sports,
  • féminisme dans les sciences humaines et sociales,
  • féminisme en matière de santé reproductive,
  • féminisme en éducation, religion, science, enjeux internationaux,
  • féminisme et médias,
  • et une foule d’autres sujets que nous soumettront d’éventuelles auteures.

À long terme, nous voulons rendre nos idées et ce nos vécus aussi largement accessible que possible en concrétisant leur publication et leur diffusion par la participation de notre communauté au grand projet de la Société d’histoire féministe.

*#889933669RR0001

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